PARTI POPULAIRE DE GAUCHE (PPG)

Programme politique fondateur — 2026-2030

Projet de programme national — Version de travail à débattre, à chiffrer et à enrichir collectivement

Notre ambition

Une République plus juste, une économie au service de l’humain, une écologie qui protège chacun et une démocratie dans laquelle chaque citoyen compte.

Le Parti Populaire de Gauche entend réunir plusieurs traditions de la gauche : la justice sociale et la défense des services publics, la participation citoyenne et le partage du pouvoir, l’écologie politique, la solidarité internationale et la défense des libertés.

Le PPG défend une économie mixte : des entreprises privées libres d’innover, des services publics solides, des coopératives encouragées et un État capable de réguler les activités économiques lorsque l’intérêt général l’exige.

Notre projet repose sur cinq priorités :

  • Vivre dignement : renforcer le pouvoir d’achat et réduire la pauvreté.
  • Garantir l’égalité : assurer l’accès aux services publics, au logement et à l’éducation.
  • Préparer l’avenir : engager une transition écologique ambitieuse et juste.
  • Rendre le pouvoir aux citoyens : démocratiser les institutions et renforcer les contre-pouvoirs.
  • Construire la paix : défendre les droits humains, la coopération entre les peuples et une Europe plus sociale.

Le PPG ne souhaite pas copier un programme existant. Il entend construire un projet original, nourri par le débat démocratique, les propositions des citoyens et l’évaluation des politiques publiques.

Les engagements présentés ci-dessous constituent une base politique pour la période 2026-2030. Les enveloppes budgétaires sont des hypothèses de programmation et non des coûts certifiés. Chaque réforme devra être accompagnée d’une étude financière, juridique et sociale avant sa mise en œuvre.

Partie I

LE TRAVAIL ET LA JUSTICE SOCIALE

1. Pouvoir d’achat : vivre dignement de son travail

Le PPG considère que le travail doit permettre à chacun de vivre dignement. La lutte contre la pauvreté doit aller de pair avec une meilleure rémunération du travail, la protection des salariés et un partage plus équitable des richesses.

Nos engagements

  • Porter le SMIC à 1 800 € nets par mois, selon un calendrier progressif et après évaluation des conséquences sur l’emploi, les cotisations sociales et les petites entreprises.
  • Engager une transition vers la semaine de 32 heures sans baisse de salaire, avec une mise en œuvre progressive et adaptée aux secteurs professionnels.
  • Ouvrir des négociations avec les partenaires sociaux sur les salaires, le temps de travail et les conditions d’emploi.
  • Étudier des mécanismes permettant de mieux protéger le pouvoir d’achat des salariés modestes face à l’inflation.
  • Revaloriser les minima sociaux afin de mieux protéger les personnes en situation de précarité.
  • Soutenir les familles monoparentales et les travailleurs modestes en simplifiant les démarches et en réduisant le non-recours aux droits.
  • Réduire les dépenses contraintes liées au logement, à l’énergie, aux transports et à la santé.
  • Lutter contre les écarts de rémunération injustifiés entre les femmes et les hommes.
  • Renforcer les contrôles contre le travail dissimulé, les retards de paiement des salaires et les abus dans les contrats de travail.
  • Encourager l’intéressement et la participation aux bénéfices, sans qu’ils remplacent le salaire fixe.
  • Favoriser les entreprises qui investissent dans la formation, les conditions de travail et les rémunérations.

Notre objectif sur les retraites

Le PPG fixe un objectif de 1 500 € nets par mois de pension minimale, selon des conditions d’éligibilité à définir.

Le dispositif devra préciser la durée de carrière requise, le traitement des carrières incomplètes, les ressources prises en compte et les règles de cumul avec les autres prestations. Le financement devra distinguer les pensions contributives, les mécanismes de solidarité et les éventuelles compensations versées par l’État.

Le PPG entend également mieux accompagner les personnes ayant connu des carrières interrompues, les personnes handicapées et les travailleurs ayant exercé des métiers pénibles.

Mise en œuvre

Les mesures relatives au SMIC, aux retraites et au temps de travail nécessiteront des études spécifiques, des concertations sociales et, selon les dispositifs retenus, des modifications législatives ou réglementaires.

Leur calendrier définitif sera établi après publication des évaluations financières.

2. Une économie productive, solidaire et indépendante

Le PPG défend une économie mixte : ni une économie où l’État décide de tout, ni une économie dans laquelle le marché serait seul à déterminer les priorités collectives.

Nos engagements

  • Soutenir les PME, les artisans, les commerçants et les entreprises industrielles qui produisent en France.
  • Développer les coopératives, les sociétés coopératives et participatives (SCOP), les mutuelles et les entreprises de l’économie sociale et solidaire.
  • Favoriser la relocalisation des productions stratégiques, notamment les médicaments, les composants électroniques et les équipements énergétiques.
  • Préserver la maîtrise publique des infrastructures et des services essentiels lorsque cela est nécessaire à leur continuité et à l’intérêt général.
  • Renforcer les droits des salariés lors des restructurations importantes.
  • Soutenir la recherche publique, l’innovation et les transferts de technologie vers les PME.
  • Favoriser l’accès des petites entreprises aux marchés publics, dans le respect des règles applicables.
  • Conditionner certaines aides publiques à des engagements vérifiables en matière d’emploi, de formation, de salaires et d’environnement.
  • Développer les filières de réparation, de réemploi et de recyclage.

Le PPG ne souhaite pas interdire indistinctement les entreprises privées. Il veut que leur activité s’inscrive dans un cadre garantissant les droits des travailleurs, la protection de l’environnement et une contribution équitable au financement collectif.

3. Fiscalité : justice, progressivité et transparence

La fiscalité doit permettre de financer les services publics, de réduire les inégalités et de répartir l’effort collectif selon les capacités contributives.

Nos engagements

  • Faire davantage contribuer les très hauts revenus et les patrimoines les plus importants, selon des barèmes progressifs.
  • Protéger les classes moyennes et les ménages modestes contre les hausses injustifiées d’impôts.
  • Réexaminer les niches fiscales et les exonérations selon leur efficacité économique, sociale et environnementale.
  • Évaluer les aides publiques aux entreprises et réorienter celles dont l’efficacité n’est pas démontrée, dans le respect des contrats et de la sécurité juridique.
  • Renforcer les moyens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.
  • Simplifier les démarches fiscales des ménages et des petites entreprises.
  • Publier des évaluations régulières de l’utilisation de l’argent public.
  • Distinguer les recettes fiscales certaines des recettes espérées.

Principe fondateur : aucune dépense nouvelle ne sera présentée comme financée sans estimation de son coût et identification de ses sources de financement.

Partie II

DES SERVICES PUBLICS POUR TOUS

4. Éducation : donner les mêmes chances à chaque enfant

L’école doit permettre à chacun de développer ses capacités, indépendamment de son origine sociale, de son lieu d’habitation ou des revenus de sa famille.

Nos engagements

  • Fixer un objectif maximal de 24 élèves par classe, avec des adaptations selon les besoins éducatifs, les niveaux et les caractéristiques des territoires.
  • Renforcer les effectifs et les moyens là où les besoins éducatifs sont les plus importants.
  • Améliorer les conditions de travail des enseignants, des accompagnants d’élèves en situation de handicap et des personnels éducatifs.
  • Garantir un accompagnement adapté aux élèves en situation de handicap.
  • Développer le tutorat gratuit, l’aide aux devoirs et l’accompagnement à l’orientation.
  • Améliorer l’accès aux bibliothèques, aux activités culturelles et sportives.
  • Renforcer l’éducation aux médias, à l’esprit critique, à la citoyenneté et au numérique.
  • Développer la prévention du harcèlement scolaire et les dispositifs d’écoute.
  • Améliorer les équipements scolaires, la ventilation, l’isolation et le confort thermique des bâtiments.
  • Favoriser des repas scolaires équilibrés, accessibles financièrement et comportant davantage de produits durables.

Les cantines scolaires

Le PPG propose une tarification selon le quotient familial, afin que le prix des repas soit adapté aux ressources des familles.

L’objectif est de garantir l’accès à une alimentation de qualité sans faire peser une charge excessive sur les ménages modestes. Les modalités devront tenir compte des compétences des collectivités, du coût des repas et des dispositifs déjà existants.

Études supérieures et orientation

Le PPG souhaite :

  • Améliorer l’accès aux bourses selon les besoins réels.
  • Développer les logements étudiants à loyers accessibles.
  • Renforcer l’accès aux soins psychologiques et médicaux.
  • Soutenir les étudiants salariés et ceux qui doivent effectuer de longs trajets.
  • Faciliter les stages de qualité et lutter contre les stages abusifs.
  • Améliorer l’information sur les droits sociaux et les aides disponibles.
  • Renforcer l’orientation scolaire et professionnelle, en tenant compte des capacités et des projets des élèves plutôt que de leur origine sociale.

Budget éducatif proposé

Le PPG retient une hypothèse de 5 milliards d’euros supplémentaires par an, soit 25 milliards d’euros sur cinq ans à enveloppe constante.

Cette enveloppe devra être répartie entre les recrutements, l’accompagnement des élèves, les équipements, la rénovation des bâtiments et les autres priorités retenues.

Le coût réel du plafond de 24 élèves dépendra notamment du nombre de classes supplémentaires à ouvrir, des enseignants à recruter et des locaux disponibles. L’enveloppe ne constitue donc pas encore une estimation certifiée du coût de l’ensemble des mesures éducatives.

Référence publique : la DEPP estime que 199,2 milliards d’euros ont été consacrés à l’éducation en France en 2025, tous financeurs confondus. Source : Ministère de l’Éducation nationale — DEPP (https://www.education.gouv.fr/depp/en-2025-1992-milliards-d-euros-consacres-l-education-soit-67-du-pib-506005).

5. Santé : faire de l’accès aux soins un droit effectif

Le PPG considère que chacun doit pouvoir se soigner sans renoncer aux soins pour des raisons financières ou géographiques.

Nos engagements

  • Renforcer les services hospitaliers qui manquent de personnel.
  • Faire du recrutement de professionnels hospitaliers une priorité.
  • Améliorer les conditions de travail, la rémunération et la fidélisation des personnels.
  • Développer les centres de santé pluriprofessionnels, notamment dans les zones sous-dotées.
  • Soutenir les maisons de santé et les structures facilitant l’accès à un médecin traitant.
  • Réduire les délais de rendez-vous en renforçant les capacités de prévention et de soins.
  • Améliorer la prévention en santé mentale, en particulier chez les jeunes.
  • Développer la prévention des maladies chroniques et les campagnes de dépistage.
  • Mieux accompagner les personnes âgées, les personnes handicapées et les aidants.
  • Améliorer l’accès aux soins dans les territoires ruraux et les quartiers populaires.
  • Lutter contre les discriminations dans l’accès aux soins.

Moderniser les équipements hospitaliers et renforcer la transparence sur les postes vacants, les délais de prise en charge et les besoins territoriaux.

Budget sanitaire proposé

Le PPG retient une hypothèse de 10 milliards d’euros supplémentaires par an, soit 50 milliards d’euros sur cinq ans à enveloppe constante.

La priorité sera donnée aux recrutements réellement réalisés, à l’amélioration des conditions de travail, aux moyens de fonctionnement et aux besoins hospitaliers les plus urgents.

L’évaluation devra distinguer les postes budgétés des professionnels effectivement recrutés, et mesurer les effets sur l’accès aux soins.

Cette enveloppe est une cible politique, non une estimation certifiée. Elle devra être confrontée aux données de la DREES, aux comptes de la Sécurité sociale et aux besoins des établissements.

6. Les services publics de proximité

Le PPG défend des services publics accessibles, efficaces et présents dans tous les territoires.

Nos engagements

  • Maintenir des guichets physiques pour les démarches essentielles.
  • Développer des services itinérants dans les territoires isolés.
  • Garantir une assistance humaine aux personnes en difficulté avec le numérique.
  • Réduire les délais de traitement des dossiers administratifs.
  • Renforcer les moyens des services publics en fonction de la population et des besoins sociaux.
  • Simplifier les démarches entre les différentes administrations.
  • Améliorer la transparence sur les délais, les budgets et les résultats des services publics.
  • Garantir la continuité des services essentiels, notamment l’eau, l’assainissement, les transports et l’accès aux droits.

Le numérique doit faciliter la vie des citoyens, et non devenir une condition obligatoire pour accéder à leurs droits.

Partie III

LE LOGEMENT ET LA DIGNITÉ

7. Garantir le droit au logement

Le logement est une condition essentielle de l’autonomie, de la stabilité familiale et de la réussite scolaire ou professionnelle.

Le PPG souhaite agir sur plusieurs fronts : construction, rénovation, lutte contre les logements indignes, protection des locataires et amélioration de l’accès au logement des jeunes.

Construire et rénover

  • Fixer un objectif de 200 000 logements sociaux par an, avec une montée en puissance progressive.
  • Développer le logement social et très social là où les besoins sont les plus importants.
  • Accélérer la rénovation des logements anciens, notamment ceux qui sont mal isolés.
  • Mobiliser le foncier public disponible lorsque cela est pertinent.
  • Remettre sur le marché les logements durablement vacants lorsque des solutions adaptées et légalement encadrées sont possibles.
  • Favoriser la transformation de bureaux inutilisés en logements lorsque cela est techniquement et écologiquement pertinent.
  • Encourager la construction de logements accessibles aux personnes handicapées et aux personnes âgées.
  • Développer les logements étudiants et les résidences à loyers abordables.

Protéger les locataires

  • Renforcer l’information des locataires sur leurs droits.
  • Lutter contre les marchands de sommeil et les logements indignes.
  • Faciliter les recours contre les discriminations dans l’accès au logement.
  • Améliorer la prévention des expulsions par un accompagnement social plus précoce.
  • Évaluer les mécanismes d’encadrement des loyers dans les territoires où ils sont applicables.
  • Développer les garanties et les dispositifs d’accompagnement permettant aux jeunes et aux ménages modestes d’accéder à la location.

Financement et évaluation

L’objectif de 200 000 logements sociaux par an constitue un objectif de production, et non un coût public déjà calculé.

Le financement devra distinguer :

  • les subventions publiques ;
  • les prêts et garanties ;
  • les apports des bailleurs sociaux ;
  • le coût du foncier et des équipements ;
  • les recettes locatives ;
  • les démolitions, rénovations et sorties du parc.

Le PPG publiera les logements financés, livrés, démolis et rénovés. La construction nette devra être distinguée du nombre de logements simplement financés ou mis en chantier.

À titre de référence, la France comptait 5,4 millions de logements locatifs sociaux au 1er janvier 2025. Entre janvier 2024 et janvier 2025, 71 300 logements avaient été mis en location pour la première fois, tandis que 18 100 avaient été démolis. Source : SDES — Logements sociaux (https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/54-millions-de-logements-locatifs-sociaux-en-france-au-1er-janvier-2025).

8. Lutter contre la pauvreté et l’exclusion

Nos engagements

  • Simplifier l’accès aux prestations sociales et mieux informer les personnes sur leurs droits.
  • Développer les permanences d’accès aux droits dans les quartiers et les territoires isolés.
  • Renforcer l’accompagnement vers l’emploi des personnes durablement éloignées du marché du travail.
  • Soutenir les associations d’aide alimentaire et favoriser l’accès à une alimentation de qualité.
  • Mieux accompagner les personnes sans domicile vers des solutions durables.
  • Renforcer la prévention de la précarité énergétique.
  • Soutenir les familles monoparentales et les aidants.
  • Développer les solutions d’hébergement d’urgence pour les personnes en danger.
  • Lutter contre le non-recours aux droits et simplifier les démarches administratives.

Le PPG souhaite privilégier l’accompagnement et l’accès effectif aux droits plutôt que la multiplication des démarches administratives.

Partie IV

LA JEUNESSE ET L’ÉMANCIPATION

9. Faire de la jeunesse une priorité nationale

La jeunesse ne doit pas être considérée uniquement comme une dépense publique ou comme un problème à gérer. Elle représente une partie essentielle de la société et doit pouvoir participer aux décisions qui engagent son avenir.

Études et orientation

  • Garantir une information gratuite et accessible sur les métiers, les formations et les débouchés.
  • Renforcer l’accompagnement des élèves dans leurs choix d’orientation.
  • Développer le tutorat entre étudiants, lycéens et collégiens.
  • Améliorer l’accès aux stages et aux premières expériences professionnelles.
  • Lutter contre les discriminations dans l’orientation scolaire et professionnelle.
  • Renforcer l’accès à l’apprentissage et aux formations qualifiantes.

Allocation jeune

Le PPG propose une allocation jeune de référence de 500 € par mois, sur la base d’un modèle universel dont les modalités devront être précisées avant toute mise en œuvre.

L’objectif est de renforcer l’autonomie, de réduire la précarité et de permettre aux jeunes de poursuivre leurs études ou leur formation dans de meilleures conditions.

Le dispositif devra définir :

  • la tranche d’âge concernée ;
  • les conditions de résidence ;
  • les règles de cumul avec les bourses et les autres prestations ;
  • le traitement des jeunes déjà bénéficiaires d’aides ;
  • le calendrier de mise en œuvre ;
  • les éventuelles modalités de remplacement ou d’articulation avec les dispositifs existants.

Une allocation de 500 € par mois représente 6 000 € par bénéficiaire et par an. À titre d’illustration, un million de bénéficiaires représenterait 6 milliards d’euros par an, deux millions 12 milliards et trois millions 18 milliards, avant prise en compte des aides éventuellement remplacées.

Ces chiffres sont des simulations, et non une estimation du nombre réel de bénéficiaires ou du coût net de la mesure.

Participation citoyenne

  • Créer des conseils de jeunes dotés de moyens de fonctionnement et d’un droit de proposition.
  • Développer les budgets participatifs dans les établissements et les collectivités volontaires.
  • Encourager l’engagement associatif, culturel, sportif et environnemental.
  • Favoriser l’éducation à la citoyenneté, au débat démocratique et à la lutte contre la désinformation.

10. Culture, sport et loisirs

La culture, le sport et les loisirs doivent être accessibles à tous, indépendamment des revenus.

Nos engagements

  • Garantir un accès plus équitable aux bibliothèques, aux conservatoires et aux équipements sportifs.
  • Développer les tarifs sociaux pour les activités culturelles et sportives.
  • Soutenir les associations locales, les artistes émergents et les initiatives culturelles indépendantes.
  • Préserver la diversité culturelle et linguistique.
  • Développer l’éducation artistique dès l’école.
  • Améliorer l’accès aux équipements pour les personnes handicapées.
  • Renforcer la prévention des violences et des discriminations dans le sport.
  • Favoriser l’accès des jeunes aux pratiques numériques créatives et à la culture scientifique.

Le financement reposera sur des partenariats entre les collectivités, l’État et les acteurs associatifs, en tenant compte des dispositifs déjà existants.

Partie V

UNE ÉCOLOGIE AMBITIEUSE ET JUSTE

11. Protéger le climat sans faire payer les plus modestes

Le PPG veut accélérer la transition écologique tout en protégeant le pouvoir d’achat. Les mesures climatiques devront être accompagnées d’alternatives accessibles aux ménages.

Énergie et rénovation

  • Accélérer la rénovation énergétique des logements.
  • Réduire progressivement la dépendance aux énergies fossiles.
  • Développer les énergies décarbonées dans le respect des territoires et de la biodiversité.
  • Investir dans les réseaux électriques et les solutions de stockage.
  • Favoriser les économies d’énergie dans les bâtiments publics et les entreprises.
  • Garantir un accompagnement renforcé aux ménages modestes pour financer leurs travaux.
  • Soutenir la rénovation des logements sociaux et des bâtiments scolaires.

Transports et mobilités

  • Développer les transports collectifs, notamment dans les zones périurbaines et rurales.
  • Améliorer les fréquences, les correspondances et l’accessibilité des réseaux.
  • Développer les pistes cyclables sécurisées et les cheminements piétons.
  • Soutenir les alternatives à la voiture individuelle lorsqu’elles sont réalistes.
  • Favoriser le covoiturage et les solutions de mobilité partagée.
  • Accélérer la décarbonation des véhicules professionnels et des transports publics.
  • Maintenir des solutions adaptées aux personnes qui ne peuvent pas utiliser les transports collectifs.

Gratuité ciblée des transports

Le PPG souhaite mettre en place une gratuité ciblée des transports collectifs pour les publics prioritaires, notamment les jeunes et les personnes aux revenus modestes, selon des critères transparents.

Le dispositif devra préciser les réseaux concernés, les bénéficiaires, la compensation des recettes tarifaires et les besoins supplémentaires liés à la fréquentation.

Les collectivités et autorités organisatrices de transport devront être associées à la définition du dispositif.

Nature et biodiversité

  • Protéger les forêts, les zones humides et les espaces naturels.
  • Restaurer les cours d’eau et les continuités écologiques.
  • Développer la végétalisation des villes.
  • Préserver les terres agricoles et limiter l’artificialisation des sols.
  • Renforcer la lutte contre les pollutions industrielles et les dépôts sauvages.
  • Améliorer l’adaptation des territoires aux canicules, aux sécheresses et aux risques climatiques.

Budget écologique proposé

Le PPG retient une hypothèse de 20 milliards d’euros supplémentaires par an pour la transition écologique, soit 100 milliards d’euros sur cinq ans à enveloppe constante.

À l’intérieur de cette enveloppe, 10 milliards d’euros par an seraient fléchés vers la rénovation énergétique des logements et des bâtiments publics.

Ces 10 milliards sont inclus dans les 20 milliards écologiques : ils ne doivent pas être additionnés une seconde fois.

Le budget définitif devra distinguer les subventions, les prêts, les investissements publics et les financements privés mobilisés. Il devra également préciser la répartition des crédits entre rénovation, transports, industrie, biodiversité et adaptation climatique.

12. Une alimentation durable et une agriculture rémunératrice

Nos engagements

  • Garantir une rémunération plus juste aux agriculteurs.
  • Favoriser les circuits courts lorsqu’ils sont pertinents économiquement et écologiquement.
  • Développer les filières biologiques et les pratiques agricoles réduisant les pollutions.
  • Accompagner les agriculteurs dans la transition, avec un soutien technique et financier adapté.
  • Améliorer la qualité nutritionnelle de la restauration collective.
  • Lutter contre le gaspillage alimentaire.
  • Favoriser l’accès des ménages modestes à des produits frais et de qualité.
  • Renforcer la recherche sur l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.

Les aides existantes seront évaluées afin d’éviter les doublons et de concentrer les moyens sur les résultats vérifiables.

Partie VI

SÉCURITÉ, JUSTICE ET LIBERTÉS

13. Une sécurité républicaine qui protège tout le monde

La sécurité est un droit pour tous les habitants, quels que soient leur quartier, leur origine ou leurs revenus. Elle doit s’accompagner du respect des libertés individuelles et de l’égalité devant la loi.

Prévenir les violences

  • Renforcer la prévention auprès des jeunes exposés aux violences et aux trafics.
  • Développer la médiation sociale et les dispositifs de prévention des conflits.
  • Améliorer la coordination entre les services sociaux, les établissements scolaires et les acteurs de terrain.
  • Soutenir les associations qui accompagnent les victimes.
  • Développer la prévention de la récidive et les possibilités de réinsertion.

Améliorer la sécurité quotidienne

  • Adapter les moyens de police aux besoins constatés sur le terrain.
  • Favoriser la présence de proximité et la connaissance des quartiers.
  • Renforcer les moyens d’enquête et les capacités de traitement des procédures.
  • Lutter contre les violences intrafamiliales, les violences sexuelles, les trafics et les agressions.
  • Améliorer l’accueil et l’accompagnement des victimes.
  • Renforcer les moyens de la justice pour réduire les délais de traitement des affaires.

Garantir les libertés publiques

  • Garantir le droit de manifester pacifiquement.
  • Protéger la liberté d’expression et la liberté de la presse.
  • Assurer un contrôle indépendant des pratiques des forces de l’ordre.
  • Lutter contre les contrôles discriminatoires et sanctionner les comportements illégaux.
  • Renforcer la formation à la déontologie, à la désescalade et aux droits fondamentaux.
  • Assurer des enquêtes effectives et impartiales en cas de manquement présumé.

Le PPG considère que la prévention, la présence des services publics et l’action judiciaire doivent être complémentaires. Aucune politique de sécurité ne doit justifier des discriminations ou des atteintes arbitraires aux libertés.

14. Une justice accessible et indépendante

Nos engagements

  • Renforcer les moyens humains et matériels de la justice.
  • Réduire les délais de jugement dans le respect des droits de la défense.
  • Améliorer l’accès à l’aide juridictionnelle.
  • Faciliter l’accès aux informations juridiques pour les personnes qui ne peuvent pas financer un avocat.
  • Renforcer la protection des victimes.
  • Améliorer les conditions de détention et les possibilités de réinsertion.
  • Développer les alternatives à l’incarcération lorsque la loi le permet et que la mesure est adaptée.
  • Préserver l’indépendance de la justice vis-à-vis du pouvoir politique.

Ces propositions nécessiteront, selon les cas, des crédits supplémentaires, des lois nouvelles et une coordination entre les administrations concernées.

Partie VII

ÉGALITÉ, LIBERTÉS ET SOLIDARITÉ

15. Lutter contre toutes les discriminations

Le PPG défend une République dans laquelle chacun dispose des mêmes droits et des mêmes possibilités, sans discrimination liée à son origine, son sexe, son handicap, sa situation sociale, ses convictions ou son état de santé.

Nos engagements

  • Renforcer les moyens de lutte contre les discriminations à l’embauche, au logement et dans les services.
  • Améliorer les dispositifs de signalement et d’accompagnement des victimes.
  • Développer les tests de discrimination dans un cadre légal et transparent.
  • Renforcer la prévention du racisme et de l’antisémitisme.
  • Lutter contre la haine antimusulmane et toutes les formes de haine religieuse.
  • Protéger les personnes LGBTQIA+ contre les violences et les discriminations.
  • Garantir l’accessibilité des bâtiments, des transports et des services aux personnes handicapées.
  • Favoriser l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes.
  • Renforcer la prévention et la prise en charge des violences sexistes et sexuelles.
  • Améliorer l’accompagnement des victimes de harcèlement et de violences intrafamiliales.

16. Laïcité et liberté de conscience

Le PPG défend une laïcité garantissant à chacun la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire et la neutralité des institutions publiques.

Nos engagements

  • Faire respecter la laïcité dans le cadre fixé par le droit français.
  • Garantir la neutralité des services publics et de leurs agents dans l’exercice de leurs fonctions.
  • Protéger la liberté de conscience des citoyens.
  • Refuser les discriminations fondées sur les convictions religieuses ou philosophiques.
  • Renforcer l’éducation à la laïcité, à la liberté d’expression et au pluralisme.
  • Lutter contre l’instrumentalisation des religions à des fins de haine ou de domination.

La laïcité ne doit être ni un instrument de stigmatisation ni un prétexte pour limiter arbitrairement les libertés garanties par la loi.

17. Immigration, accueil et intégration

Le PPG défend une politique migratoire humaine, organisée et respectueuse des droits fondamentaux.

Accueil et protection

  • Garantir l’examen individuel des demandes d’asile et le respect des protections prévues par le droit.
  • Améliorer les conditions d’accueil des personnes vulnérables.
  • Lutter contre les réseaux qui exploitent les personnes migrantes.
  • Renforcer la coopération internationale pour prévenir les déplacements forcés liés aux conflits et aux persécutions.

Intégration

  • Développer l’accès aux cours de français.
  • Faciliter l’accès à l’école pour les enfants concernés.
  • Améliorer l’accompagnement administratif et l’accès aux droits des personnes remplissant les conditions légales.
  • Favoriser l’accès à l’emploi et à la formation.
  • Lutter contre les discriminations qui entravent l’intégration.

Organisation et responsabilité

  • Réduire les délais administratifs grâce à des moyens adaptés.
  • Garantir des décisions individuelles motivées et des voies de recours effectives.
  • Organiser la coopération entre l’État, les collectivités et les associations.
  • Défendre une politique européenne de l’asile fondée sur la solidarité entre États et le respect des droits humains.

Le PPG défend la dignité de chaque personne tout en reconnaissant la nécessité de règles claires, applicables et conformes au droit.

Partie VIII

UNE DÉMOCRATIE RENOUVELÉE

18. Préparer une VIe République

Le PPG propose d’ouvrir un processus démocratique visant à transformer les institutions de la Ve République. L’objectif est de mieux équilibrer les pouvoirs, de renforcer le Parlement et de permettre aux citoyens de participer davantage aux décisions.

Rééquilibrer les institutions

  • Renforcer les pouvoirs de contrôle et d’évaluation du Parlement.
  • Améliorer la transparence de l’action gouvernementale.
  • Renforcer les moyens d’enquête et d’expertise des parlementaires.
  • Garantir un meilleur accès des citoyens aux informations publiques.
  • Améliorer les règles de prévention des conflits d’intérêts.
  • Renforcer les garanties d’indépendance des autorités de contrôle.

Développer la démocratie citoyenne

  • Organiser une convention citoyenne chargée de formuler des propositions pour une VIe République.
  • Étudier la création d’un référendum d’initiative citoyenne, avec des seuils de signatures accessibles et des garanties protégeant les droits fondamentaux.
  • Développer les consultations publiques avant les grandes réformes.
  • Renforcer la démocratie locale et les conseils citoyens.
  • Publier des bilans réguliers des engagements gouvernementaux.
  • Favoriser la participation des jeunes aux décisions publiques.

Améliorer la vie démocratique

  • Renforcer la transparence du financement de la vie politique.
  • Améliorer la prévention des conflits d’intérêts.
  • Garantir le pluralisme des opinions et l’accès équitable à l’information politique.
  • Favoriser la participation électorale par une meilleure information et des démarches simplifiées, dans le respect du secret du vote.

Mise en œuvre

Le PPG propose une convention constituante ouverte à des citoyens tirés au sort, des élus, des juristes, des universitaires et des associations. Ses conclusions seraient rendues publiques et soumises au débat parlementaire.

Une révision constitutionnelle nécessiterait le respect des procédures prévues par la Constitution, notamment son article 89. La VIe République ne serait donc pas décidée par un seul parti : elle devrait résulter d’un processus transparent et démocratique.

19. Des collectivités plus proches des citoyens

Nos engagements

  • Renforcer la participation citoyenne aux décisions locales.
  • Développer les budgets participatifs avec des règles de contrôle public.
  • Publier les critères d’attribution des aides et subventions publiques.
  • Garantir des débats contradictoires dans les assemblées locales.
  • Améliorer l’accès aux documents administratifs.
  • Renforcer les dispositifs de signalement des conflits d’intérêts.
  • Évaluer les politiques publiques locales avec des indicateurs accessibles aux habitants.

Le PPG défend une démocratie dans laquelle les citoyens peuvent questionner les élus, consulter les décisions et demander des comptes, sans que le désaccord politique soit assimilé à une hostilité envers les institutions.

Partie IX

PAIX, EUROPE ET RELATIONS INTERNATIONALES

20. Une politique étrangère au service de la paix

Le PPG défend une politique internationale fondée sur le droit international, la diplomatie, la protection des populations civiles et la coopération entre les peuples.

Paix et diplomatie

Privilégier les solutions diplomatiques et les négociations pour résoudre les conflits.

  • Soutenir les initiatives crédibles de médiation et de cessez-le-feu.
  • Renforcer le rôle des organisations internationales dans la prévention des conflits.
  • Défendre le respect de la souveraineté des peuples et du droit international.
  • Encourager les échanges universitaires, culturels et scientifiques entre les pays.

Droits humains

  • Défendre les droits fondamentaux sans appliquer de double standard selon les pays concernés.
  • Condamner les attaques contre les populations civiles, les prises d’otages et les violations du droit humanitaire.
  • Soutenir l’accès des organisations humanitaires aux populations en danger.
  • Défendre la liberté de la presse et la protection des journalistes.
  • Renforcer les mécanismes de lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux.

Solidarité internationale

  • Maintenir une aide au développement évaluée selon ses résultats.
  • Soutenir l’accès à l’eau potable, à l’éducation et aux soins dans les pays partenaires.
  • Favoriser les partenariats scientifiques et les transferts de compétences.
  • Lutter contre la corruption dans l’utilisation de l’aide internationale.
  • Développer les coopérations climatiques et les mécanismes de financement de l’adaptation.

21. Une Europe plus sociale et démocratique

Le PPG souhaite réformer l’Union européenne de l’intérieur, en défendant une Europe qui associe développement économique, progrès social, protection de l’environnement et démocratie.

Nos engagements

  • Défendre des règles européennes plus favorables à l’investissement social et écologique.
  • Lutter contre la concurrence fiscale déloyale entre États membres.
  • Renforcer la coopération contre l’évasion fiscale des grandes entreprises.
  • Défendre les droits des travailleurs et l’amélioration des conditions de travail.
  • Développer les investissements européens dans les transports ferroviaires, la recherche et les énergies décarbonées.
  • Renforcer les programmes d’échanges éducatifs et culturels.
  • Améliorer le contrôle démocratique des décisions européennes.
  • Défendre une politique migratoire européenne respectueuse du droit d’asile.
  • Favoriser la coopération européenne pour la paix, la santé et la prévention des crises.

Le PPG privilégie la négociation et la construction d’alliances avec les autres États européens. Si certaines règles empêchent une politique sociale ou environnementale jugée nécessaire, il proposera leur révision selon les procédures européennes applicables.

22. Défense, sécurité collective et désarmement

Le PPG défend une politique de défense qui protège la population et l’indépendance du pays tout en recherchant la réduction des risques de guerre.

Nos engagements

  • Maintenir des capacités de défense adaptées aux risques identifiés.
  • Renforcer la coopération européenne en matière de sécurité.
  • Développer les initiatives diplomatiques de prévention des conflits.
  • Soutenir les accords de contrôle des armements et de non-prolifération.
  • Améliorer la transparence des dépenses militaires.
  • Veiller au respect du droit international humanitaire dans les opérations extérieures.
  • Évaluer régulièrement les interventions militaires et leurs conséquences humaines, politiques et financières.

La paix exige des moyens diplomatiques, des mécanismes de prévention et une action durable contre les causes des conflits.

Partie X

EMPLOI, INDUSTRIE ET AVENIR ÉCONOMIQUE

23. Faire de l’emploi durable une priorité

Nos engagements

  • Développer les formations qualifiantes et la reconversion professionnelle.
  • Soutenir les secteurs qui créent des emplois durables et répondent à des besoins collectifs.
  • Faciliter l’accès à l’emploi des personnes handicapées.
  • Renforcer les dispositifs de lutte contre les discriminations à l’embauche.
  • Améliorer l’accompagnement des chômeurs de longue durée.
  • Soutenir les entreprises qui forment leurs salariés et investissent dans leurs compétences.
  • Favoriser le dialogue social dans les entreprises.
  • Améliorer la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.
  • Lutter contre la précarité excessive et les abus dans le recours aux contrats courts.

24. Réindustrialiser sans sacrifier l’environnement

Le PPG défend une politique industrielle qui vise à sécuriser les productions stratégiques, développer les compétences et réduire les dépendances les plus risquées.

Nos engagements

  • Identifier les secteurs stratégiques dans lesquels les dépendances extérieures présentent des risques importants.
  • Soutenir les investissements industriels compatibles avec les objectifs environnementaux.
  • Développer la recherche publique et les partenariats avec les universités.
  • Faciliter l’accès des PME aux marchés publics, dans le respect des règles applicables.
  • Favoriser la réparation, le réemploi et le recyclage.
  • Accompagner les salariés des secteurs en transition vers de nouvelles activités.
  • Conditionner certaines aides publiques à des engagements précis et évaluables.

Le PPG propose de mobiliser les investissements privés, les banques publiques, les dispositifs européens et les financements publics existants. Les soutiens supplémentaires seront attribués après évaluation des retombées économiques, sociales et environnementales.

Partie XI

LE FINANCEMENT DU PROGRAMME

25. Une règle fondamentale : chiffrer avant de promettre

Le PPG ne peut pas annoncer sérieusement un coût global sans avoir défini précisément les bénéficiaires, les montants, le calendrier et les modalités d’application de chaque mesure.

Le programme s’appuiera sur les données de l’Insee, de la Direction du Budget, de la Cour des comptes, de la DREES, de la DEPP et des services statistiques ministériels.

Les chiffres publics serviront de références pour construire les estimations, mais ne seront pas présentés comme des validations automatiques des hypothèses du PPG.

26. Les enveloppes budgétaires retenues

Les montants suivants constituent les hypothèses de programmation choisies par le PPG. Ils ne sont pas des coûts certifiés.

DomaineHypothèse annuelle supplémentaireCumul théorique sur cinq ans
Éducation5 Md€25 Md€
Santé10 Md€50 Md€
Écologie, rénovation incluse20 Md€100 Md€
Total des trois enveloppes35 Md€175 Md€

Ces calculs supposent que les enveloppes atteignent leur montant cible dès la première année et restent constantes pendant cinq ans. Ils sont exprimés en euros constants, sans prise en compte de l’inflation ni d’une montée en charge progressive.

Les 10 Md€ prévus pour la rénovation énergétique sont inclus dans les 20 Md€ écologiques. Ils ne doivent pas être ajoutés une seconde fois.

Les mesures qui restent à chiffrer

Le total de 175 Md€ ne comprend pas encore le coût des mesures suivantes :

  • la hausse du SMIC à 1 800 € nets ;
  • la transition vers la semaine de 32 heures sans baisse de salaire ;
  • l’objectif de pension minimale de 1 500 € nets ;
  • la revalorisation des minima sociaux ;
  • l’allocation jeune de 500 € par mois ;
  • le financement public nécessaire à l’objectif de 200 000 logements sociaux par an ;
  • la gratuité ciblée des transports ;
  • les dépenses supplémentaires de justice, de sécurité, de culture et de vie associative.

Certaines de ces mesures pourraient mobiliser des budgets existants, des cotisations sociales ou des financements partagés. Leur coût net devra être calculé avant de les intégrer au total.

27. Nos principes de financement

1. Une fiscalité plus progressive

Le PPG souhaite faire contribuer davantage les très hauts revenus et les patrimoines les plus importants, tout en protégeant les classes moyennes et les ménages modestes.

Chaque réforme fiscale devra comporter une estimation du rendement brut, du rendement net, des contribuables concernés et des éventuels effets économiques.

2. Une meilleure efficacité de la dépense publique

Les aides publiques et les niches fiscales seront évaluées selon leurs résultats. Les dispositifs inefficaces pourront être supprimés ou réorientés lorsque cela est juridiquement possible.

Une dépense existante ne sera considérée comme une économie que si sa suppression permet effectivement de réduire les dépenses publiques.

3. Des investissements publics programmés

Les dépenses d’éducation, de santé, de logement, de rénovation et de transport seront programmées sur plusieurs années.

Le PPG distinguera les dépenses de fonctionnement, qui se renouvellent chaque année, des investissements dont les effets s’inscrivent dans la durée.

4. Des financements européens et des partenariats

Les financements européens, les prêts publics et les partenariats privés compatibles avec l’intérêt général pourront compléter les crédits nationaux.

Les mêmes ressources ne seront jamais comptées deux fois. Les prêts, garanties et subventions seront présentés séparément.

5. Une trajectoire budgétaire transparente

En 2025, le déficit public français s’élevait à 5,1 % du PIB et la dette publique à 115,6 % du PIB selon l’Insee. Cette situation impose de présenter une trajectoire financière crédible et d’évaluer les effets du programme sur les comptes publics.

Source : Insee — Comptes des administrations publiques en 2025 (https://www.insee.fr/fr/statistiques/8997691).

28. Une méthode de chiffrage transparente

Chaque mesure du programme devra faire l’objet d’une fiche financière comprenant :

  • le coût brut annuel et le coût cumulé sur cinq ans ;
  • le nombre estimé de bénéficiaires ;
  • la situation budgétaire de référence ;
  • les recettes nouvelles ou les crédits réorientés ;
  • les économies réellement démontrables ;
  • les effets attendus sur l’emploi, les ménages et les entreprises ;
  • les conséquences sur le déficit et la dette publics ;
  • les éventuelles modifications législatives ou réglementaires nécessaires ;
  • les hypothèses et les marges d’incertitude.

Trois scénarios seront publiés : prudent, central et ambitieux.

Les évaluations distingueront les dépenses nouvelles, les économies certaines, les économies espérées et les financements extérieurs. Les résultats seront actualisés chaque année.

Partie XII

LES 100 PREMIERS JOURS ET LE CALENDRIER DU MANDAT

29. Les 100 premiers jours

Jours 1 à 30 : établir un état des lieux

  • Publier un audit des dépenses et des dispositifs existants.
  • Recenser les urgences en matière de logement, d’école et de santé.
  • Ouvrir des consultations citoyennes.
  • Définir les indicateurs qui permettront de mesurer les résultats.
  • Lancer les études financières et juridiques des principales réformes.

Jours 31 à 60 : préparer les premières réformes

  • Présenter les premières mesures budgétaires.
  • Engager les concertations avec les syndicats, les associations et les collectivités.
  • Préparer les textes nécessaires.
  • Identifier les mesures applicables rapidement et celles qui nécessitent une réforme plus longue.
  • Publier les premières hypothèses de financement.

Jours 61 à 100 : rendre les décisions publiques

  • Publier le calendrier des réformes.
  • Présenter les premiers textes et budgets.
  • Mettre en place un tableau de suivi accessible aux citoyens.
  • Rendre compte publiquement des engagements tenus, retardés ou abandonnés.

Ces échéances constituent des objectifs de méthode. Elles ne préjugent pas des délais parlementaires, des concertations nécessaires ou des contraintes de mise en œuvre.

30. Les objectifs à quatre ans

DomaineIndicateurs de suivi
Pouvoir d’achatÉvolution du revenu disponible des ménages modestes et des dépenses contraintes
ÉducationEffectifs par classe, inégalités scolaires, accès aux aides et conditions d’apprentissage
SantéPostes effectivement pourvus, accès à un médecin traitant et délais de prise en charge
LogementLogements financés, livrés, rénovés, démolis et évolution du parc social
ÉcologieÉmissions, rénovations énergétiques et offre de transports collectifs
JeunesseBénéficiaires des aides, accès au logement, aux études et aux soins
DémocratieConsultations organisées, propositions citoyennes examinées et suites données
ÉgalitéDiscriminations signalées, recours et actions de prévention
Finances publiquesDépenses exécutées, recettes perçues et écart entre prévisions et résultats
Relations internationalesActions diplomatiques, humanitaires et de coopération financées

Les valeurs de départ devront être établies avant de fixer les objectifs chiffrés définitifs. Les indicateurs seront publiés régulièrement, y compris lorsque les résultats ne sont pas conformes aux prévisions.

Partie XIII

LA CHARTE DES VALEURS DU PPG

31. Nos dix principes fondateurs

1. Justice sociale

Chacun doit pouvoir vivre dignement et accéder aux droits fondamentaux.

2. Liberté

Les libertés individuelles et collectives doivent être garanties.

3. Égalité

Aucune personne ne doit être discriminée ou privée de ses droits en raison de son origine ou de sa situation.

4. Solidarité

La société doit protéger les personnes vulnérables et permettre à chacun de participer à la vie collective.

5. Démocratie

Le pouvoir doit être contrôlé, transparent et ouvert à la participation citoyenne.

6. Écologie

Les politiques publiques doivent préserver le climat, les ressources naturelles et la biodiversité.

7. Laïcité

L’État doit garantir la liberté de conscience et la neutralité des institutions publiques.

8. Paix

Les conflits doivent être prévenus et résolus autant que possible par la diplomatie et dans le respect du droit international.

9. Responsabilité

Les décisions publiques doivent être évaluées et financées de manière transparente.

10. Fraternité

Le désaccord politique ne doit jamais faire disparaître le respect de la dignité humaine.

Conclusion

UNE GAUCHE POPULAIRE, DÉMOCRATIQUE ET ÉCOLOGIQUE

Le Parti Populaire de Gauche propose un projet qui associe justice sociale, liberté, égalité, transition écologique et démocratie.

Son ambition est de concilier la protection des plus vulnérables avec la reconnaissance du travail, l’initiative économique avec l’intérêt général, la sécurité avec les libertés et la solidarité nationale avec la coopération internationale.

Le PPG défend une société dans laquelle les services publics protègent chacun, où les jeunes peuvent construire leur avenir, où le logement ne condamne pas les familles à la précarité et où la transition écologique ne laisse personne de côté.

Il souhaite également une République dans laquelle les citoyens peuvent participer aux décisions, demander des comptes à leurs représentants et contribuer directement à l’évolution des institutions.

Notre ambition est de construire une politique solidaire, libre, démocratique et pleine d’espoir.

Le peuple doit pouvoir participer aux décisions qui engagent son avenir.

Notre engagement : chaque mesure devra être évaluée, financée et contrôlée publiquement. Le PPG publiera un budget complet sur cinq ans avant de confirmer le coût total de son programme, afin que les citoyens puissent en connaître les effets, les limites et les conditions de financement.

Annexe

LES PRINCIPAUX CHANTIERS AVANT L’ADOPTION DÉFINITIVE

Avant de devenir un programme officiel, ce document devra être complété par trois travaux.

1. Le chiffrage

  • Attribuer à chaque mesure un coût, une source de financement, un calendrier et une marge d’incertitude. Les enveloppes déjà retenues resteront identifiées comme des hypothèses tant qu’elles n’auront pas fait l’objet d’une évaluation.

2. Les arbitrages politiques

  • Préciser les positions du PPG sur les sujets encore ouverts, notamment les modalités de la semaine de 32 heures, le nucléaire, les conditions de l’allocation jeune, la réforme des retraites, les prestations sociales, la défense nationale et le calendrier de la transition écologique.

3. La validation juridique

  • Vérifier la compatibilité de chaque proposition avec le droit français et européen, les compétences des institutions et les procédures nécessaires.

Le programme pourra ainsi évoluer à travers des débats internes, des consultations citoyennes et des travaux d’expertise, sans renoncer à ses principes fondateurs : justice sociale, liberté, solidarité, démocratie et responsabilité.

Ce programme se construit avec vous

Ce document est une version de travail à débattre, à chiffrer et à enrichir collectivement. Rejoignez le parti ou écrivez-nous pour contribuer.